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Relancer une facture impayée, sans se fâcher

La plupart des impayés ne sont pas des refus de payer : ce sont des oublis, des factures perdues dans une boîte mail, ou un service comptable qui attend un document. Ce qui les transforme en pertes, c'est le temps qu'on met à les remarquer.

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La seule chose qui compte vraiment : le savoir tôt

Une facture relancée huit jours après l'échéance se règle presque toujours. La même, relancée trois mois après, devient une négociation — parce qu'entre-temps le client a fait d'autres choix avec l'argent, et parce que votre silence a laissé croire que ce n'était pas pressé.

Le problème n'est donc pas la relance : c'est de savoir, chaque matin, ce qui est en retard. Une liste qu'on tient à la main n'est jamais à jour — et celle qu'on n'a pas tenue pendant deux semaines chargées est précisément celle qui coûte cher.

Les trois niveaux

1. Le rappel — quelques jours après l'échéance

Court, neutre, sans reproche : on suppose l'oubli, parce que c'est presque toujours le cas. On rappelle le numéro, la date, le montant, et on rejoint la facture — la moitié des retards viennent d'un document que personne ne retrouve.

2. La relance — une à deux semaines plus tard

On nomme le retard, on redonne le moyen de payer, et on décroche le téléphone. Un appel de deux minutes vaut mieux que trois courriers : il vous dit, lui, la vraie raison — trésorerie tendue, facture contestée, pièce manquante — et chacune appelle une réponse différente.

Notez ce qui s'est dit et la date du rappel promis. Sans cette trace, la conversation suivante recommence à zéro, et votre interlocuteur le sait.

3. La mise en demeure — quand le dialogue s'arrête

Formelle, écrite, envoyée de façon à laisser une preuve. C'est la dernière étape avant une procédure, et c'est aussi celle qui débloque le plus de dossiers — parce qu'elle signale que vous suivez, et que la suite est prévue.

Trois erreurs qui coûtent cher

  • Relancer une facture déjà payée. C'est le meilleur moyen de perdre la crédibilité de toutes les relances suivantes. Ça n'arrive que si le suivi des règlements se fait à la main.
  • Ne pas relancer par peur de vexer. Réclamer son dû n'a jamais fâché un client sérieux. Le client que ça fâche est précisément celui qui ne comptait pas payer.
  • Continuer à livrer. Avant d'accepter une nouvelle commande, regardez l'encours du client. Un impayé qui grossit est plus difficile à récupérer qu'un impayé qu'on a arrêté.

Et si c'est le devis qui dort ?

Même logique, en amont : un devis sans réponse au bout de dix jours mérite un appel. La réponse est souvent « on n'a pas eu le temps de regarder » — et parfois « on a pris quelqu'un d'autre », ce qui est une information utile, même si elle déplaît.

Et dans SkanFact

SkanFact déduit le statut de chaque facture des règlements enregistrés — on ne relance jamais une facture déjà payée. Les retards remontent seuls chaque matin, avec le texte des trois niveaux déjà rédigé, et l'historique garde ce qui a été fait, dit et promis.

Ne plus jamais chercher qui doit quoi.

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